Printemps 2022: séminaire TMV - Calendrier et inscriptions

Les séminaires auront lieu deux jeudis par mois de 17h à 18h30.

Les horaires indiqués correspondent à l'heure de Paris. La langue de chaque séance est indiquée entre parenthèses ; la plupart des intervenant·es accepteront des questions en anglais comme en français. Nous nous retrouvons sur Zoom ; vous pouvez vous inscrire à chaque séance à l’avance en cliquant sur le lien affiché sous le descriptif de la séance, sur cette page.

La plupart des séances se dérouleront selon le schéma suivant : présentations d’environ 25 minutes par personne, suivies d’une discussion collective où chacun·e peut réagir et/ou poser des questions aux intervenant·es.

Les séminaires du jeudi 3 mars et du jeudi 23 juin seront des séances de lecture collective, portant sur un texte prédéterminé. Si vous souhaitez participer à ces séances, nous vous invitons à lire le texte en avance afin de pouvoir profiter au mieux des discussions, et éventuellement y contribuer.

 

Vous trouverez les vidéos des séances enregistrées sur notre chaîne YouTube

 

Prochaines séances : 

 

Jeudi 19 mai 2022 — Traduction et genre (FR) (reporté au 20 octobre)

Intervenant⸱e⸱s : Loïs Crémier (Université du Québec à Montréal) et Corinne Oster (Université de Lille)
Séance modérée par Daniela Ginsburg
Inscription : https://univ-tlse2.zoom.us/meeting/register/tJwlf-2hrj0vHdNxghzw4_h-izpZ7i-wuoEE 

Loïs Crémier : Les pratiques de genrement trans et non-binaires au prisme de la traduction

Cette présentation vise à mettre en lumière des dynamiques de traduction interlinguistique et intersémiotique dans le processus de normalisation de pratiques linguistiques dites inclusives, à commencer par celles qui sont issues de savoirs trans sur le genre (pronoms épicènes, néologismes et autres pratiques de genrement). Dans le contexte québécois francophone, comment des équivalences émergent-elles (par exemple, entre they et iel ou entre nonbinary et non-binaire) et quelles sont les notions du genre et de la langue mobilisées dans ces transferts ? Ces questions seront posées à un corpus de guides de rédaction inclusive québécois parus entre 2016 et 2021.

Loïs Crémier rédige une thèse de doctorat en sémiologie avec concentration en études féministes à l’Université du Québec à Montréal (dépôt prévu à l’été 2022). Sa thèse propose une lecture sémiopragmatique de la mise en relation des théories du genre avec les pratiques émergentes de rédaction inclusive au Québec francophone des années 2010. Récemment, iel a contribué à l’ouvrage Jeunes trans et non binaires : de l’accompagnement à l’affirmation (Les Éditions du Remue-Ménage, 2021) et à plusieurs publications pédagogiques sur les enjeux trans pour des organisations comme le Réseau québécois d’études féministes (RéQEF), l’Institut de recherches et d’études féministes (IREF, UQAM) et le Conseil québécois LGBT.

Corinne Oster : Les subalternes de Spivak au prisme du genre : “Can the Subaltern Speak?” en traduction

L’édition française est réputée conservatrice. Pourtant, plusieurs maisons et collections n’hésitent plus à publier des traductions qui laissent s’exprimer de nouvelles voix et à laisser leurs traducteur·ices et auteur·ices expérimenter avec la langue. On voit apparaître, dans ce contexte, de nouveaux usages, parfois visibles, parfois plus imperceptibles, d’une écriture qui joue avec le genre pour négocier une plus juste représentation des minorités concernées. Cette présentation étudie la retraduction par Jérôme Vidal d’un des textes fondamentaux de Gayatri Spivak, “Can the Subaltern Speak ?”. Publié en anglais en 1988, ce classique des études postcoloniales a fait l’objet en France de deux traductions successives (en 1999 et 2009), dans lesquelles le titre de chaque traduction suggère un traitement différent du masculin et du féminin. On se demandera en particulier s’il est possible d’avancer que la traduction de Vidal fait un usage subtil du “féminin générique” pour rendre compte du propos de Spivak.

Titulaire d’un Ph.D. en littérature comparée (University of Massachusetts Amherst) et d’une agrégation d’anglais, Corinne Oster est maîtresse de conférences en traduction et traductologie à l’université de Lille, où elle enseigne principalement au sein du Master de traduction professionnelle MéLexTra (théorie de la traduction, traduction audiovisuelle). Ses intérêts portent sur les politiques de traduction, et plus récemment sur les problématiques de genre en traduction. Elle a co-édité avec Giuditta Caliendo le volume : Traduire la criminalité : Perspectives traductologiques et discursives (2020, Presses Universitaires du Septentrion et vient de proposer une traduction et édition critique de l’ouvrage de Sherry Simon, Gender in translation, aux Presses de l’université d’Artois.

 

Jeudi 9 juin 2022 — Approches décoloniales de la traduction des voix minorisées (FR)

Intervenant⸱e⸱s : Audrey Canalès (Université de Montréal) et Laura de la Fuente López (Université de Lille)
Séance modérée par Sanaa Benmassaoud
Inscription : https://univ-tlse2.zoom.us/meeting/register/tJUkc-qvpjgiG9Jj48tnClVjjfDbhGPw8fzl 

Laura de la Fuente López : “La traduction comme outil de résistance décoloniale : pour une réappropriation identitaire et littéraire des Caraïbes”

Dans le cadre d’une analyse autour de productions littéraires franco-créoles écrites par des femmes, notre étude naît dans un contexte de relative stagnation des réflexions sur l'hybridité et les langues et cultures minorisées, qui depuis les années 1990 ont été monopolisées par les études postcoloniales avec des concepts tels que le tiers-espace (Bhabha 1994). A cet égard, et dans le but de trouver des solutions plus éthiques de traduction, nous estimons qu'un renouvellement des outils théoriques et méthodologiques de la traduction pouvant être nourris par les études décoloniales s’avère nécessaire, surtout lorsqu'il s'agit de productions dont le tissu idéologique nécessite un traitement situé, comme c'est le cas de la littérature caribéenne. En effet, le regard critique des études postcoloniales, qui a acquis une grande ampleur en traductologie depuis le tournant culturel de la traduction (Bassnett et Lefevere 1990), est ancré à un certain locus d'énonciation (Mignolo 2005) qui n'est pas nécessairement applicable dans d'autres contextes comme celui en question, et continue à être produit dans de nombreux cas à partir de la perspective épistémique de penseurs eurocentrés. Ainsi, afin de promouvoir des méthodes traductologiques plus conscientes des luttes et résistances contre la colonialité véhiculées par la multiplicité des productions émanant du Sud global, nous soulignons la pertinence d’un nouveau tournant décolonial dans la traductologie. Dans ce sens, nous considérons que les théories décoloniales et féministes d'Amérique latine, ainsi que les mouvements théoriques développés dans les Caraïbes, constituent une riche source d'outils méthodologiques applicables à la traduction qui n'ont pas été pratiquement exploités jusqu'à présent.

Laura de la Fuente López est doctorante en Traduction et Médiation Interculturelle à l’Universidad de Salamanca (Espagne). Ses principaux axes de recherche incluent la traduction littéraire, les théories décoloniales latino-américaines, les études féministes et la littérature francophone caribéenne. Elle est actuellement maîtresse de langue espagnole à l’Université de Lille et travaille également comme traductrice indépendante.

Audrey Canalès : Traduction performative et stéréotypes coloniaux dans les comédies audiovisuelles

Comment les représentations performatives, que l’on peut considérer comme traductionnelles (Canalès 2020) se font-elles l’écho des représentations discursives dans les comédies audiovisuelles? Dans cette présentation, par le biais d’une méthode inspirée par l’imagologie (Leerssen 2016) et la pensée complexe, je me propose de déconstruire notre ‘connaissance de la connaissance’ (Morin 1986) occidentale des identités indiennes, au travers d’exemples hollywoodiens de comédies populaires, de Gunga Din (Kipling 1892) à Never Have I Ever (Kaling 2020-21) en passant par Bridgerton (van Dusen et Rhimes, 2020-21). Au fil de résonances intertextuelles diachroniques, je montrerai comment l’évolution des représentations marque une véritable révolution télévisée, dont la traduction performative demeure un outil peu étudié

Chercheuse en traductologie avec un bagage en nouvelles technologies et en arts visuels, Audrey Canalès s’intéresse aux processus traductionnels observables les univers transmédiaux, les vastes ensembles narratifs qui s’étendent sur de nombreux médias, et tout particulièrement aux éléments performatifs présents dans ces systèmes. Je suis l’autrice de plusieurs articles qui explorent le lien entre traduction, transmédialités et performances, que j’aborde d’un point de vue inspiré par la pensée complexe, ce qui l’a menée à établir une définition théorique de la traduction performative.

 

Jeudi 23 juin 2022 — Séance de clôture / discussion

Inscription : https://univ-tlse2.zoom.us/meeting/register/tJAqfuCppjoiHNegIx5ue1Y54CJft56A2f0J 

 

 

Séances passées :

 

Jeudi 3 mars 2022 — Reading group : Séance de discussion bilingue (EN/FR)

Discussion autour de l'article de Michael Cronin, “The Cracked Looking Glass of Servants: Translation and Minority Languages in a Global Age”, The Translator, Vol. 4 No. 2 (1998), 145-62
 

Jeudi 17 mars 2022 — Voix minoritaires et traduction audiovisuelle (EN)

Intervenant⸱e⸱s : Sophie Chadelle (Université Toulouse Jean-Jaurès) et Francesca Leveridge (University of Nottingham)
Séance modérée par Serenella Zanotti (Università Rome Tre)

Enregistement : https://www.youtube.com/watch?v=bO1iyaBtMc8 

Sophie Chadelle: Reclaiming the Power of the Female Voice on Screen: a Methodology to Study Gender in the French Audiovisual Translation of Sex and the City (Star, HBO, 1998-2004)

According to Akass and McCabe, Sex and the City has played an essential role in the representation of female sexuality on screen. In it, words referring to the female body and sexuality become powerful empowering weapons for the female characters, who use wordplays to face the challenges of a patriarchal society. However, an analysis of the French version of this show reveals a pattern in the discrepancies between the American version and the French one, which alters the show’s discourse on female empowerment. My talk will focus on the multimodal interdisciplinary methodology I use in order to study the French AVT of the show and understand how the translation process can become a form of technological and ideological manipulation and a form of censorship of discourses on femininity.

Sophie Chadelle is a PhD candidate at the University Toulouse-Jean Jaurès in France and works under the supervision of Nathalie Vincent-Arnaud and David Roche. Her dissertation lies within the fields of Translation Studies, Gender Studies and Audiovisual Studies and seeks to analyse the representation of the female voice in North American series and its French audiovisual translation.

Francesca Leveridge: Minority Voices in Audiovisual Translation: Reflections, Refractions, Transformation

The representation of accents, dialects, “broken” languages and other non-standard linguistic forms in audiovisual texts pose important translation challenges, particularly for subtitling, which tends to standardise linguistic diversity (Taylor 2006; de Bonis 2011; Ellender 2015). My talk seeks to reframe questions of loss and homogenisation by demonstrating the semiotic and narrative potential of subtitles in the context of films depicting linguistic minorities. I argue for a reconsideration of subtitling as a process of reflection, refraction and ultimately transformation that can take place within, as well as between, languages. Subtitles open up spaces where languages come into contact and variation emerges, which in turn has important implications on the way we think of audiovisual translation and its relationship to the representation of minority voices. I will illustrate my talk with examples from multilingual films subtitled into French and English.

Francesca Leveridge is a postgraduate researcher in Translation Studies at the University of Nottingham, funded by the AHRC Midlands4Cities Doctoral Training Partnership. Her thesis investigates the semiotic and narrative dynamics of subtitling in multilingual cinema, focussing in particular on the interactions between multilingualism, audiovisual translation and themes of identity, otherness and power relations.

 

 

Jeudi 7 avril 2022 — Traduction et multilinguisme (EN)

Intervenant⸱e⸱s : Julie Loison-Charles (Université de Lille) et Amanda Murphy (Université Sorbonne Nouvelle)
Séance modérée par Dirk Delabastita (University of Namur)
Enregistrement : https://youtu.be/2Z-dop3PXtA 

Amanda Murphy: To translate or not to translate? The challenges of linguistic and cultural betweenness

Bi-, mutli- or heterolingual texts are not written in any one language. The spaces they open are therefore tangential. They evoke betweenness and bring us to a kind of third space (Homi K. Bhabha) or even third text (Lily Robert-Foley) that calls for its own excess: translation, and perhaps other processes of formal adaptation that demonstrate the works’ plasticity. Nonetheless, as Derrida affirms, nothing is as untranslatable as the “marked difference of languages within the poem.”

After a brief assessment of some of the approaches to translation of multilingual literature, we will adopt a pragmatic and reflexive (Berman) approach in order to explore the specific challenges posed by texts between languages and spaces. Under what conditions can and should multilingual texts be translated? What specific strategies are needed to do so? What implications do these texts have for our conception of translation and for its practice? And when multilingual writing speaks particularly of the languages and cultures in contact – as well as of the domination this contact might imply – who is qualified to take on such a task? To thoroughly discuss these questions, we will consider a few examples of largely untranslated contemporary multilingual works.

Amanda Murphyis Maîtresse de conférences / Associate Professor of English and Translation Studies at the Sorbonne Nouvelle. She holds a Bachelors in French from Miami University in the US, a Masters from Columbia University and a PhD in Comparative Literature from the Sorbonne Nouvelle. Her dissertation, which will soon be published, focuses on twentieth and twenty-first century multilingual experimental writing, considering it from the perspectives of writing, reading and translation. In addition to academic work, she has translated several works in social sciences, including a book on Jorge Luis Borges and is now beginning new translation projects in poetry.

Julie Loison-Charles : Traduire le français… en français, dans les romans en anglais de Vladimir Nabokov.

Dans ses romans en anglais, Nabokov utilise de nombreuses langues étrangères, principalement le russe et le français. J’examinerai le cas particulier de la traduction du français vers le français pour voir s’il est possible, en traduction française, de rendre ce “je ne sais quoi” que véhicule le français emprunté en anglais ou si cette entreprise est vouée à l’échec.

Mon angle sera celui de la génétique des traductions, en particulier dans le cas de la traduction collaborative. Après avoir évoqué les positions de Nabokov quant à la manière de traduire le français en français, je concentrerai ma présentation sur la première version française de Lolita (1959), notamment car ce roman a été retraduit en 2001 par Maurice Couturier. Cela donnera lieu, ponctuellement, à une comparaison diachronique. Mais plus généralement, cela permet la confrontation entre traduction allogène et auto-traduction médiée (Hersant 2017). Je défends en effet l’idée que la traduction de 1959 n’est pas seulement celle d’Eric Kahane, comme l’indique le paratexte, mais plutôt la “traduction Kahane-Nabokov” (Oustinoff 2004) et que cette traduction collaborative doit être réévaluée comme auto-traduction partielle.

 

Jeudi 21 avril 2022 — Traduire le Maghreb (EN)

Intervenant⸱e⸱s : Sanaa Benmessaoud (University of Sharjah), Olivia C. Harrison (University of Southern California) et Teresa Villa-Ignacio (Stonehill College)
Séance modérée par William Spurlin (Brunel University London)

Sanaa Benmessaoud: (Back-)Translating Maghrebi Women’s Europhone Texts

Written at the intersection of cultures, languages, and multiple hierarchies, from the hierarchy of gender to that of race and ethnicity, Maghrebi women’s Europhone texts are themselves translations. They are plural, palimpsestic, and highly dialogical, and raise issues of cultural representation and (gendered) identity politics. The present paper investigates the “back translation” into Arabic of these already translated texts to give insight into the refractions that they undergo in the process.

Sanaa Benmessaoud holds a PhD in Translation Studies from the University of Montreal, in Canada. She is currently Assistant Professor at the University of Sharjah, in the UAE. Her areas of interest include the sociology of translation, issues of (gendered) identity construction and cultural representation in translation, and critical discourse analysis. Her work appeared in such journals as the Translator, and in several Routledge handbooks, including The Routledge Handbook of Translation and Culture and the Routledge Handbook of Translation, Feminism and Gender.

Olivia C. Harrison and Teresa Villa-Ignacio: Minor Translation

In the past decade, the market for English translations of North African texts has grown exponentially. Readers of English can now discover the works of canonic and little-known Maghrebi writers, including Mouloud Feraoun, Ahlam Mosteghanemi, Tahar Ben Jelloun, Abdelkebir Khatibi, Mostafa Nissaboury, and Mohamed Khaïr-Eddine. Given the relative scarcity of translated texts within the English-language book market, the increased visibility of Maghrebi literature is a welcome development. But it also raises important questions about reading, translating, and teaching Maghrebi literature across languages. How does one translate minor literary texts into a dominant global language? Drawing from our recent translational work on the Moroccan journal Souffles-Anfas and Hocine Tandjaoui’s proem Clamor, we will speculate upon the charge, and challenge, of minor translation.

Olivia C. Harrison is Associate Professor of French and Comparative Literature at the University of Southern California. Her research focuses on postcolonial North African, Middle Eastern, and French literature and film, with a particular emphasis on transcolonial affiliations between writers and intellectuals from the Global South. She is the author of Transcolonial Maghreb: Imagining Palestine in the Era of Decolonization (Stanford University Press, 2016) and, with Teresa Villa-Ignacio, coeditor of Souffles-Anfas: A Critical Anthology from the Moroccan Journal of Culture and Politics (Stanford University Press, 2016). Her translations include essays and poems by Abdelkebir Khatibi, Jacques Hassoun, Abdellatif Laâbi, and Abraham Serfaty.

Teresa Villa-Ignacio is Associate Professor of French and Francophone Studies at Stonehill College. Her research explores contemporary poetic and translational interventions into ethical philosophy, postcolonial liberation movements, discourses of globalization, and social justice activism. In addition to her translation projects with Olivia C. Harrison, she has contributed translations to Modern Art in the Arab World: Primary Documents (MOMA, 2018) and For an Ineffable Metrics of the Desert, the selected poems of the Moroccan poet Mostafa Nissabouri (Otis Books/Seismicity Edidtions, 2018). She is completing a book manuscript entitled Poethical Import: Translationships in French-American Poetic Exchange, which examines the centrality of ethics in relations of translation and collaboration among France- and U.S.-based contemporary poets.

 

Jeudi 5 mai 2022 — Table ronde: Voix minoritaires en littérature jeunesse (FR)

Intervenant⸱e⸱s : Audrey Coussy (traductrice et chercheuse à McGill University), Clémentine Beauvais (traductrice et chercheuse à York University), Aylin Manço (traductrice)
Table ronde modérée par Amélie Josselin-Leray (Université Toulouse Jean-Jaurès)
Enregistrement : https://youtu.be/0GZabuNq3js 

Clémentine Beauvais est autrice, traductrice et enseignante-chercheuse à l'Université de York (UK) en sciences de l’éducation. Ses recherches tournent autour de la littérature jeunesse et des pratiques de traduction littéraire à l'école - en particulier, la manière dont la pratique de la traduction peut servir de soubassement à l'éducation littéraire. Clémentine est l’autrice des Petites reines (2015), qu’elle a traduit en anglais sous le titre Piglettes ; elle est aussi la traductrice de nombreux livres de Sarah Crossan, Elizabeth Acevedo, Meg Rosoff, de l’Ickabog de J.K. Rowling, et travaille actuellement sur une traduction de Joyce Carol Oates. Elle a également traduit de la BD et de la poésie, notamment pour l’anthologie Je serai le feu, de Diglee.

Audrey Coussy enseigne la traduction, la traductologie et la littérature jeunesse à l’Université McGill (Canada), au Département des littératures de langue française, de traduction et de création. Ses recherches portent de manière générale sur la littérature d’enfance et de jeunesse et sur la pratique et la théorie de la traduction littéraire ; elle s’intéresse plus particulièrement à la construction de l’identité et de l’altérité, à l’individu-traduisant, à la créativité en traduction et aux jeux langagiers. Elle travaille actuellement sur les représentations de l’autisme en littérature jeunesse et Young Adult anglophone et francophone, explorant ainsi le rôle de visibilisation et d’amplification des voix minoritaires autistiques que peuvent jouer la littérature et la traduction. Elle est également traductrice littéraire de l’anglais vers le français depuis 2009 : sa dernière traduction en date, Cendrillon et moi (Danielle Teller), est parue en format poche en 2020.

Aylin Manço est autrice, traductrice et scénariste. Elle traduit des romans depuis l’anglais vers le français : notamment En Apnée de Meg Grehan et Home is not a country de Safia Elhillo, deux romans ado en vers narrés par des voix minoritaires (le premier met en scène une fille de dix ans réalisant qu’elle aime une autre fille,le second une adolescente d’origine soudanaise et son rapport à la langue et à la culture des Etats-Unis, son pays d’adoption). Les deux premiers romans d’Aylin, Ogresse (2020) et La dernière marée (2019), ont reçu un accueil critique enthousiaste. Son troisième, Les Éblouis, sortira en octobre 2022 chez Sarbacane. En ce moment, Aylin travaille à Istanbul, où elle s’appuie sur son enfance bilingue français-turc pour donner des ateliers de traduction créative dans des lycées d’immersion francophone. Elle travaille également à un projet de roman explorant son rapport à la Turquie, au bilinguisme et à la biculturalité.

 

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